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Afin de trouver le moyen de traiter mieux le trouble de stress post-traumatique, des scientifiques russes ont élaboré un modèle de fonctionnement du cerveau d’une personne qui se trouve en situation de violence, fait savoir la revue scientifique Psychoneuroendocrinology.

Des scientifiques russes de l'université d'État du Sud de l’Oural ont mis au point le premier modèle expérimental de l'état mental d’une personne ayant un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Leur travail devra aider à créer et tester des médicaments pour le traitement de la maladie, indique la revue scientifique Psychoneuroendocrinology où sont parus les résultats de l'étude.

D'après les chercheurs, le trouble de stress post-traumatique est un état mental grave qui résulte d'un événement qui a eu de sérieux effets négatifs sur la santé mentale. Il peut s'agir d'une situation de danger pour la vie, de blessures graves ou de violences sexuelles.

Des expériences menées sur les rongeurs

Les scientifiques ont noté qu'une personne souffrant d'un TSPT grave était d’habitude affectée par un événement traumatisant pendant une longue période, comme par exemple dans le cadre de violences domestiques. Ils ont mené des expériences sur des rats mâles. Les animaux étaient stressés par la présence d’un petit chat dans leur cage. Les rongeurs sentaient l'odeur d'un prédateur et une menace constante pour leur vie. Il en résulte des données uniques qui caractérisent les principaux neurotransmetteurs cérébraux: noradrénaline, dopamine, sérotonine.

Selon les scientifiques, ces substances transmettent des impulsions nerveuses et forment des réactions comportementales. De nombreux symptômes de TSPT grave sont liés à un manque de neurotransmetteurs dans le cerveau. Il s'agit avant tout de comportements inquiétants, comme la panique et la dépression.

«Nous avons montré que, dans le modèle expérimental de TSPT grave, les principales différences entre les animaux réceptifs et ceux qui sont soumis au TSPT étaient surtout liées à la sérotonine», a précisé Vadim Zeilikmin, chef du laboratoire d'études prospectives sur les mécanismes moléculaires de stress de l’université.

Il a expliqué que la quantité de sérotonine diminuait chez les rats exposés au TSPT. Ces données sont très utiles pour comprendre les mécanismes de développement de la maladie mentale. À l'avenir, l'équipe scientifique doit relever les défis liés au développement des capacités du nouveau modèle expérimental. Grâce à lui, les chercheurs envisagent de concevoir et de tester de nouvelles approches pour la correction et le traitement du TSPT.

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Tags:
science, cerveau, santé
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