Sci-tech
URL courte
171033
S'abonner

Sur le long terme, le changement climatique causera autant de morts que le sida, la tuberculose et les autres maladies infectieuses confondues, alerte le National Bureau of Economic Research américain. Ce sont les pays pauvres et ceux du sud qui en souffriront le plus. Les pays riches et au climat froid, au contraire, pourront sauver des vies.

Alors que la canicule ne cesse de sévir dans plusieurs pays européens, le National Bureau of Economic Research, un organisme privé américain consacré aux sciences économiques, prédit dans une récente étude que vers 2100 les températures élevées pourraient engendrer un taux de mortalité supérieur à celui des maladies infectieuses.

«L'impact prévu du changement climatique sur la mortalité sera comparable à l'échelle mondiale aux principales causes de décès actuelles, telles que le cancer et les maladies infectieuses», conclut l’étude en précisant qu’au début du siècle prochain le réchauffement planétaire causera en moyenne 75 morts de plus pour 100.000 personnes.

L’étude est basée sur les données relatives à la mortalité dans 41 pays, recueillies indépendamment. Elles couvrent les résultats de mortalité pour 55% de la population mondiale. Une vaste base de statistiques environnementales a également été analysée.

Pas le même impact sur tous les pays

Il est à noter que les effets du changement climatique varieront d’un pays à l’autre en fonction de deux principaux critères qui sont le climat et le niveau de vie, précise l’étude. Ainsi, tandis que les pays à haut revenu pourront sauver 25 vies pour 100.000 personnes, ceux à revenu bas vont en perdre plus de 100.

La différence est d’autant plus frappante quand il s’agit du clivage climatique. Alors que les pays du sud souffriront du réchauffement climatique, ceux du nord vont en bénéficier. «Par exemple, d'ici 2100, nous prévoyons que le changement climatique cause des dommages annuels équivalant à environ 160 décès supplémentaires pour 100.000 habitants à Accra, au Ghana», indique l’étude avant de préciser qu’à Oslo, en Norvège, environ 230 vies seront sauvées chaque année.

Lire aussi:

Combats sanglants dans l’Himalaya: «l’armée indienne ne fait vraiment pas le poids face à l’armée chinoise»
Ces 11 pays qui n’ont toujours pas de cas déclarés de coronavirus depuis le début de la pandémie
L’Allemagne installera des soldats en France, Paris parle de «révolution»
Tags:
mortalité, réchauffement climatique
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook