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Un chercheur britannique a analysé la collecte des données utilisateur réalisée par un iPhone sous iOS et un appareil Google sous Android. Le résultat a montré une différence impressionnante en faveur de Google qui conteste l'estimation, affirmant qu'elle est basée sur une méthode erronée.

Le système Android de Google enverrait 20 fois plus de données personnelles à son concepteur que son concurrent iOS installé sur iPhone. Du moins, c’est ce qu’affirme Douglas J. Leith, chercheur au Trinity College de Londres, dont l’étude a été publiée par le site spécialisé Ars Technica.

Les smartphones collectent en effet des données utilisateur 24 heures sur 24, même lorsque les appareils sont inactifs. Lors de son analyse, l'auteur de l’étude a utilisé un iPhone 8 et un Google Pixel 2. Il a veillé à ne pas lier ses comptes avec Apple ou Google, et à désactiver le partage de données.

D’après ses résultats, les deux systèmes envoient des données à Apple et à Google même lorsque l’utilisateur effectue des tâches simples telles que l'insertion d'une carte SIM ou la navigation sur l'écran. Même lorsque l’appareil est en veille, il se connecte à son serveur principal toutes les 4,5 minutes en moyenne. Google collecterait l'équivalent de 1 Mo de données en moyenne sur 12 heures, contre seulement 52 Ko pour l’iPhone, soit une différence 20 fois supérieure.

Même en veille, ils continuent

Rien qu’aux États-Unis, Android recueille environ 1,3 To de données toutes les 12 heures, contre environ 5,8 Go pour iOS, affirme le chercheur.

Les applications et les services préinstallés établissaient également des connexions réseau même lorsqu'ils n'avaient pas été ouverts ou utilisés, ajoute l’étude. Alors qu'iOS envoyait automatiquement des données à Apple depuis Siri, Safari et iCloud, Android collectait des données depuis Chrome, YouTube, Google Docs, Safetyhub, Google Messenger et la barre de recherche Google.

Les géants numériques contestent l’étude

Des conclusions contestées par Google, note Ars Technica qui a contacté la société en quête de commentaires. Selon le géant américain, la méthode du chercheur pour mesurer le volume de données comporte des failles et le volume des données transmises n’est pas 20 fois plus élevé que chez Apple. Cette collecte est destinée à assurer le bon fonctionnement de ses produits, affirme Google.

À titre confidentiel, un porte-parole d'Apple a déclaré que la société offre des protections de confidentialité qui l’empêchent de suivre les emplacements des utilisateurs, qu'elle les informe de la collecte de données liées à la localisation, et que le rapport est erroné.

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Tags:
Android, iPhone, iOS, Apple, Google
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