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Études sur le coronavirus - juillet (23)
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L’héparine contenu dans les algues est plus efficace que le remdesivir, un traitement du Covid-19 internationalement reconnu, indiquent les chercheurs de l'Institut polytechnique Rensselaer et de l’Institut coréen de recherche en biotechnologie et sciences biologiques, qui ont testé la méthode d’une molécule leurre pour bloquer le coronavirus.

En coordination avec leurs collègues de l’Institut coréen de recherche en biotechnologie et sciences biologiques, les chercheurs américains du Centre de biotechnologie et de recherche interdisciplinaire de l'Institut polytechnique Rensselaer ont examiné la méthode d’une molécule leurre, en l'occurrence, des polysaccharides sulfatés de l’héparine, pour bloquer le nouveau coronavirus sur le point de pénétrer une cellule humaine. Les résultats de leur étude ont été publiés le 24 juillet dans la revue Cell Discovery

Pour pénétrer dans une cellule humaine, la protéine de spicule du virus SARS-CoV-2 doit s’accrocher à la surface du récepteur ACE2, une enzyme présente sur la face externe des membranes de cellules de nombreux organes. Cependant, une molécule leurre de même forme peut être envoyée au virus pour s’y accrocher, explique l’étude. La molécule fixée, l’agent pathogène sera incapable de se répliquer et finira par se résorber naturellement.

«Nos résultats révèlent que des polysaccharides sulfatés spécifiques se lient étroitement à la protéine S du SARS-CoV-2 in vitro, ce qui suggère qu'ils puissent agir comme leurres pour interférer avec la liaison de la protéine S au co-récepteur de sulfate d'héparane dans les tissus de l'hôte, inhibant ainsi une infection virale», conclut l’étude.

«Nous n'avons pas de bons antiviraux»

«Nous apprenons à bloquer l'infection virale, une connaissance dont nous aurons besoin si nous voulons affronter rapidement les pandémies», a déclaré Jonathan Dordick, chercheur principal et professeur de génie chimique et biologique à l'Institut polytechnique Rensselaer au journaliste du site spécialisé Medical Xpress avant de déplorer: «nous n'avons pas de bons antiviraux».

«Pour nous protéger contre de futures pandémies, nous allons avoir besoin d'un éventail d'approches que nous pouvons rapidement adapter aux virus émergents»,a-t-il estimé.

Il est à noter que les chercheurs de l'Institut polytechnique Rensselaer ont déjà testé une méthode similaire, liée à l’utilisation d’une molécule leurre, afin de neutraliser le virus de la dengue, du zika et de la grippe A, relate Medical Xpress.

Un spray nasal pour combattre le Covid-19?

Les scientifiques ont testé l'activité antivirale de substances organiques d'algues, trois variantes d'héparine et deux types de fucoïdanes. L'héparine, un anticoagulant largement utilisé, a joué le rôle principal dans l'inhibition de l'infection. Ainsi, au niveau de l’efficacité, l'extrait d'algue a dépassé le remdesivir, un médicament standard pour lutter contre le coronavirus.

Pour Robert Linhardt, professeur Rensselaer de chimie et de biologie chimique, il faut trouver «une nouvelle façon de contrer l'infection». «On pense maintenant que l'infection au Covid-19 apparaît dans le nez, alors l'une ou l'autre de ces substances pourrait être à la base d'un spray nasal». Selon lui, un moyen de bloquer le virus avant qu'il n'entre dans le corps est de le traiter aux tout premiers stades de l’infection ou même avant, dans le cadre d’une mesure de prévention.
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Études sur le coronavirus - juillet (23)

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