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Des tags visant la foi chrétienne et faisant référence à Satan sont apparus sur le parvis de la basilique Saint-Sernin de Toulouse, le même jour que des tags antisémites ont été découverts dans cette ville. Le curé de la basilique a commenté l'incident pour Sputnik.

Le parvis de la basilique Saint-Sernin de Toulouse a été dégradé par des tags antichrétiens à la peinture rouge dans la nuit du 16 au 17 avril, a confirmé à Sputnik le père Bogdan Velyanyk, curé de la basilique.

«Les mots me manquent [...]. Comment ne pas être sidéré par cette offense contre la foi chrétienne, l'Église catholique, mais également la ville de Toulouse et la beauté de son architecture? J’attends une réponse forte. Il n’est plus possible de garder le silence face à la prolifération des actes antichrétiens dans notre pays», a indiqué le père Bogdan Velyanyk.

Le curé de Saint-Sernin a annoncé vouloir déposer une plainte «dans le plus bref délai», déclarant qu'il comptait «sur l’aide efficace de la mairie de Toulouse».

Des tags satanistes avec des fautes d'orthographe

Parmi les tags ont trouve notamment des inscriptions comme «Le retour de Satan» ou «N’oubliez pa vo martyrs» (sic). Tout en dénonçant le «climat délétère de violence gratuite, d’impunité totale et d’absence de valeurs morales et de respect humain», le curé a également attiré l'attention sur ces fautes d'orthographe:

«Aujourd’hui, c’est l’Église. Demain, ce sera autre chose. La barre monte toujours plus haut, jusqu’à ce que nous ne puissions plus réagir. On pourrait dire que ce sont des bêtises de gamins. Peut-être que les fautes d’orthographe en témoignent. Il n’empêche que ça révèle le manque flagrant d’éducation dans notre société», a noté le père Bogdan Velyanyk à Actu Toulouse.

Des tags antisémites sont en outre apparus rue de Mirepoix, dans le quartier des Jacobins de Toulouse.

​Le maire de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc, a condamné les deux actes de vandalisme sur Twitter.

​Les agents municipaux étaient à pied d'œuvre en fin de matinée pour nettoyer les façades souillées, d’après La Dépêche du Midi.

Tags haineux visant des sites religieux

La ville de Toulouse avait déjà signalé au moins un incident pareil par le passé. En mai 2020, des tags «No God» («pas de Dieu» ou «non à Dieu») avaient été découverts sur les portes de l’église Notre-Dame de la Dalbade, dans le centre-ville de Toulouse.

En janvier, des croix gammées avaient été taguées sur les églises des Écrennes et d’Échouboulains, ainsi que sur la mairie de Vaux-le-Pénil, en Seine-et-Marne.

Des tags haineux avaient été découverts sur la porte de la mosquée El-Salam à Beaucaire, dans le Gard. La mairie de Beaucaire avait dénoncé ces actes sur Facebook, indiquant que les menaces et injures n’avaient pas leur place dans une démocratie, «qu'elles concernent les catholiques, les juifs, les musulmans, mais aussi bien sûr toute croyance ou opinion politique».

Les auteurs de ces actes n’auraient toujours pas été retrouvés.

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Tags:
France, haine, église, Toulouse
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