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Alors que la première rencontre entre les Présidents russe et américain en face à face approche, les parties ont partagé leurs attentes. Si le Kremlin ne s’attend pas à une remise à zéro de toutes les divergences entre les deux pays, la Maison-Blanche assure ne pas considérer cela comme une «récompense».

La rencontre entre les Présidents russe et américain est fixée au 16 juin à Genève. Pour Joe Biden le sommet fera partie de son premier voyage en Europe en tant que chef de l’État. Vladimir Poutine effectuera quant à lui son premier déplacement international postcovid depuis janvier 2020.

Pas de «redémarrage»

Moscou reste réservé quant aux résultats de la rencontre.

«Vraisemblablement, nous ne parlons pas de redémarrage. Dans nos relations bilatérales, notre expérience dans ce domaine n’est pas la meilleure», a déclaré le 26 mai le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Il a en outre déploré un contexte négatif autour des relations russo-américaines.

Parmi les thèmes possibles du sommet il a évoqué les questions du contrôle des armements et de la stabilité stratégique. Il a assuré que M.Poutine n’évoquerait pas la question des sanctions. «La Russie n’a jamais été une partisane de ces exercices de sanctions», a-t-il fait savoir.

«Il n'est guère nécessaire de s'attendre à ce qu'au cours de la première rencontre il soit possible de parvenir à un accord sur des questions de profond désaccord. Mais en même temps, il serait faux de minimiser son importance».

Ceci n’est pas une «récompense»

La Maison-Blanche reste pareillement réservée.

«Nous ne considérons pas la rencontre avec le Président russe comme une récompense. Nous la considérons comme un élément essentiel de la défense des intérêts américains», a commenté le 25 mai Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche.

D’après elle, il est très important de «rencontrer des dirigeants avec qui nous avons une série de désaccords, comme c’est le cas avec les Russes» pour arriver à «des relations plus stables et prévisibles» avec Moscou.

Parmi les sujets à traiter elle a énuméré le dossier nucléaire iranien, la situation en Ukraine et le contrôle des armements. Mme Psaki a fait savoir que Joe Biden évoquerait les événements récents en Biélorussie et allait «transmettre nos graves préoccupations».

Les répercussions pour l’Europe

La rencontre ne débouchera pas sur des miracles mais pourrait donner un nouvel élan aux relations entre la Russie et l’Europe, a commenté Vladimir Tchijov, représentant permanent russe à l'UE.

«Bien sûr, elle [la rencontre] est attendue avec impatience en Europe: certains l’attendent avec circonspection, d’autres avec espoir. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. Pourtant en cas de résultat positif, ce sommet peut certainement apporter un certain facteur de stabilité dans les relations entre la Russie et l’Europe», a-t-il déclaré le 26 mai sur la chaîne Rossiya 24.
Échange de piques

Les Présidents ont déjà eu l’occasion de s’échanger des piques par contumace.

En mars, sur la chaîne américaine ABC, Biden a dit penser que Poutine était «un tueur», ce qui a provoqué l’indignation de Moscou. Quelques jours plus tard, le Président russe a rétorqué par un proverbe d’enfants: «C'est celui qui le dit qui l'est».

Le 13 avril, au cours d’un échange téléphonique entre les dirigeants, Biden a proposé à Poutine de tenir prochainement une rencontre «dans un pays tiers».

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Tags:
Vladimir Poutine, Joe Biden, sommet, divergences
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