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Études sur le coronavirus – mai (46)
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Tout comme les humains, les primates, nos plus proches parents en termes biologiques, eux aussi peuvent succomber au Covid-19. En outre, comme de nombreuses espèces sont déjà en voie de disparition, la pandémie actuelle est beaucoup plus dangereuse pour eux que pour l’Homme, selon des biologistes.

Les virus respiratoires n’affectent pas seulement les humains mais aussi le monde animal, notamment les grands singes. Ainsi, actuellement, en pleine crise du Covid-19, plusieurs espèces de singes déjà menacées le sont encore plus, affirme la revue Science. Vu qu’il est impossible d’instaurer des mesures restrictives dans la communauté des singes ni de les mettre sous respirateur, le nouveau coronavirus représente donc pour eux une menace existentielle.

C'est ce qu'affirme, par exemple, l'étude parue sur le site bioRxiv le 11 avril qui met en évidence que les singes d’Afrique et d’Asie sont «susceptibles d'être très sensibles au SRAS-CoV-2, ce qui représente une menace critique pour leur survie». Par conséquent, l'étude suggère des actions urgentes, «nécessaires pour limiter leur exposition aux humains», chose faite en Afrique ou certains vétérinaires qui surveillent les singes gardent leur distance avec les animaux et portent des masques afin de ne pas les contaminer.

Impossible d’aplatir la courbe

Selon des biologistes, la crise liée au coronavirus chez les singes serait plus grave que chez les humains, car, si le virus pénètre dans les communautés de primates, il sera presque impossible d’aplatir la courbe d’infections. «Les gorilles ne peuvent pas respecter la distanciation sociale au sein des groupes», explique la primatologue Tara Stoinski du Dian Fossey Gorilla Fund, reprise par Science. «Nous ne pouvons pas leur donner d’oxygène. Je parie que le taux de mortalité va être extrêmement élevé», souligne, à son tour, le biologiste Tony Goldberg.

Le danger des virus respiratoires

Les virus respiratoires sont en effet dangereux pour ces espèces. Ils sont déjà la principale cause de décès dans les communautés de chimpanzés de Kibale et du parc national de Gombe Stream en Tanzanie, selon l'étude d’un collectif de biologistes dont Tony Goldberg fait partie. Un autre exemple: chez les gorilles des montagnes, une espèce en voie de disparition qui, à ce jour, ne comptent que 1.063 spécimens, les virus respiratoires provoquent jusqu'à 20% des morts subites, indique un rapport publié en février dernier dans Frontiers in Public Health.

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Études sur le coronavirus – mai (46)

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Covid-19, singes
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